Aubane


Avant ma vie, c’était plutôt talons hauts et paillettes, et non pas baskets salopette. Mais commençons par le commencement.
Moi je suis née à Limoges charmante bourgade au cœur du massif central français. En dehors d’une passion Barbie, je passe mon enfance à construire des cabanes avec mon frère, chercher des champignons avec ma mère, pêcher la truite avec mon père et dévaliser le potager du voisin avec ma sœur.

Bref, une version limousine de Laura Ingalls.
Bref, l’adolescence passant par-là et Limoges n’étant pas la ville la plus trépidante de monde quand on a 17ans, je monte à la Capitale, épouser la voix royale à la française : classe préparatoire et école de commerce.

Mon grand-père m’a dit un jour que la vie était faite d’opportunités et de contingence, il avait bien raison. A partir de là, je me mets en mode pilote automatique : chaque opportunité saisie en amenant une nouvelle.

Je passe ainsi 10 ans à exceller l’art des tableurs excel dans le champagne puis dans le yaourt. De Reims à Seoul, en passant par NYC, j’ai enfin de l’argent pour aller au restau, j’y développe un goût pour la bonne bouffe .

 

Ma famille et mes amis me manquent, je finis par me rapprocher il y a 3 ans et faire connaissance avec Bruxelles ma belle.
Puis, je me réveille un matin avec plus aucune envie d’y aller.

Je me dis que la vie, ça peut pas être ça, ça peut pas être que du stress et de la pression alors qu’on n’était clairement pas en train de sauver le monde. Je veux revenir aux choses simples mais c’est pas facile quand on nous a appris à toujours faire compliqué.

Qu’est ce qui a du sens pour moi ?

J’enfile alors ces fameuses baskets et salopette et je me lance alors dans l’ouverture d’un circuit court à Bruxelles : la Ruche qui dit Oui de St Gilles Je rencontre des producteurs, je pars faire du woofing à ramasser les pommes 10h par jour en plein cagnard, j’apprends tout plein de trucs sur l’agriculture et les produits, et j’y développe l’idée du Local ! Parce que je suis persuadée qu’il y a un nouvel élan à donner et qu’on peut faire du business durable en soutenant les producteurs et en aidant les autres à se lancer, j’imagine Le Local et comme la vie est faite d’opportunités, je rencontre Laura, « it’s a match » ! Nos profils complémentaires et notre engagement commun pour des valeurs qui nous tiennent à cœur, le Local est lancé !

 

Laura


Après l’école, je pensais pas faire de la cuisine un métier, gourmande depuis la naissance (dès les premières dents j’ai commencé à m’enfiler de gros morceaux de camembert ce qui a fait de moi un bébé plutôt potelé hum hum !), la cuisine c’était une passion mais je m’étais pas encore rendue compte que j’aspirais à devenir chef.

Je me suis donc lancée dans des études de littérature et j’ai rythmé mon parcours universitaire de sorties resto et d’invitations à dîner chez moi.

Et puis vous connaissez le truc, au sortir de l’adolescence on s’affirme, on apprend à se connaître et moi je me suis rendue compte que la cuisine je pouvais pas m’en passer et que je voulais transmettre quelque chose à travers mes plats. J’ai donc dit adieu au monde universitaire une fois mon diplôme en poche et j’ai commencé des études  de restauration au CERIA. En parallèle, j’étais prof de français dans une école secondaire et je voyais bien que mes élèves étaient plus passionnés par ce que j’avais cuisiné la veille et ma page facebook de cuisine que par le Romantisme et la dissertation…

Un an plus tard, j’ai rencontré Line Couvreur, fondatrice des Filles.

J’ai bien du lui avouer qu’après seulement un an à l’école de cuisine j’y connaissais pas grand chose mais que j’avais envie d’apprendre, ah ça oui ! Tellement envie !

 

Alors voilà, c’est là que tout a commencé ! J’ai rencontré chez les Filles des chefs très doués qui m’ont transmis leur savoir, leurs techniques, j’ai été formée à la cuisine du lieu, j’ai appris le respect du produit et des saisons.

Et puis, ma curiosité et mon envie d’apprendre m’ont poussée à voyager.

J’ai appris la cuisine d’Ottolenghi pendant un mois à Londres, je suis passée par les cuisines du chef français doublement étoilé Marc Meurin pour ensuite cuisiner aux côtés de Yannick Van Aek, ancien chef du Noma, chez Humphrey à Bruxelles. Récemment, j’ai vécu une expérience qui m’a chamboulée à Brighton dans le premier restaurant zéro déchet d’Angleterre : Silo.

Alors entre la cuisine belgo-française de mes grands-parents maternels, la cuisine sépharade pleine de saveurs de mes grands-parents parternels, entre le lapin au pruneaux de maman, le couscous du dimanche de papa, la cuisine familiale et féminine des Filles, la cuisine pleine de couleurs d’Ottolenghi, la fierté du terroir français de Marc Meurin, la cuisine minute de Yannick Van Aek et la gastronomie engagée de Silo, ben je suis devenue moi et j’avais très envie de partager ma cuisine à travers un projet personnel.

 

J’ai rencontré Aubane et tout ça c’est devenu possible. Avec les mêmes valeurs culinaires et nos personnalités complémentaires, on a décidé de monter le Local, un projet auquel Aubane avait réfléchi et qu’on construit aujourd’hui ensemble. Alors, chers gourmands, je vous dis à vite pour goûter ma cuisine !



51 RUE DE LA LONGUE HAIE, 1000 BRUXELLES - 02 647 68 03

Lunch du mardi au vendredi de 12h à 14h / Dîner du mercredi au samedi de 19h à 22h / Brunch les samedis de 11h à 15h